Pakistan, des montagnes du Khunjerab jusqu’à Gilgit, tome 1

Le Pakistan. Terre fantastique qui nous faisait rêver avant même d’y avoir séjournée. Bien que les contrôles furent notre lot quotidien pendant les quelques jours dans la région du Xinjiang en Chine, nous avons pu admirer de magnifiques paysages et nous familiariser avec le Pakistan ! Avec hâte, nous avions pris un bus après de longues heures d’attente pour sortir du pays et rejoindre le sous-continent.

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Montagnes dans la brume – Hauteur du col de Khunjerab
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Hauts sommets du Khunjerab

Les paysages, toujours les paysages… Au point culminant de 4 693 mètres d’altitude où se trouvent les frontières sino-pakistanaise, les pakistanais sortent du bus et souhaitent prendre des selfies avec nous. Ils sont heureux de rentrer au pays ! Nous redescendons progressivement dans les montagnes du nord à travers le Parc national de Khunjerab. À mesure que nous descendons, les montagnes enneigées et sombres perdent leur manteau blanc pour laisser place à la roche, rougeâtre et noire, qui dévale les falaises escarpées. D’abord quelques arbustes ainsi qu’une timide végétation basse, c’est ensuite les premiers arbres qui apparaissent. La flore locale se pare des couleurs de l’automne, rousses, vermillon et or. Plus bas dans une vallée, le bus s’arrête pour nous demander de payer l’entrée du Parc national, taxe obligatoire lorsque l’on emprunte la Karakoram Highway. Pendant ce court instant, un des gardes nous montrent aux jumelles un Capra sibirica (appelé Ibex de l’Himalaya au Pakistan). Les montagnes du Karakoram sont également l’habitat naturel des panthères des neiges. Les gardes du parc travaillent à la préservation de la faune locale souvent sujette au braconnage et à la chasse illégale. Le bus arrive enfin à Sost, la première ville du Pakistan depuis la Chine. Nous nous présentons au guichet du port douanier, les agents sont sympathiques et nous souhaitent la bienvenue dans leur pays. Ils nous demandent de remplir des papiers pour savoir si nous sommes malades et inscrivent nos numéros de passeports et de visas dans un grand registre (Pour en savoir plus sur le visa pakistanais, rendez-vous sur cet article !). Fini l’ultra-modernité, les caméras de contrôle, les ordinateurs, ici le guichet est à l’ancienne et le fait d’avoir obtenu notre visa auparavant accélèrent la procédure d’entrée sur le territoire. Les questions sont simples. Ils nous offrent à boire et nous souhaitent de passer un agréable séjour. Un petit hôtel composé de quelques chambres et tenu par un homme grand et barbu nous servira de point de chute pour cette nuit. Le gérant fort souriant, nous mijote des petits plats végétariens alors que d’autres clients discutent à côté en mangeant des nouilles au poulet. L’homme a appris à cuisiner au Japon, il est devenu maître sushis et a exercé son art plusieurs années à Karashi avant de remonter dans le nord du Pakistan dont il est originaire. La chambre dans laquelle nous dormons est austère, deux lits simples, une moquette sale, pas de chauffage, ni d’eau chaude. Lorsque des nombreuses coupures d’électricité quotidienne, un générateur prend le relai et berce la nuit de au son du vrombissement. Sans compter la douche qui ne ressemble qu’à une petite pièce carrelée avec différents petits trous, un seau nous permet tout de même de faire un brin de toilette. La ville est en réalité un amas de guérites de montagne et de petits bâtiments bas longeant la route principale qui doivent vivoter sept mois de l’année où la frontière est ouverte compte tenu des conditions climatiques. Le soleil vient de disparaitre et les hauts feuillus dorés créent des silhouettes allongées dans le ciel rosé. Les habitants sont souriants et dans les échoppes tout le monde nous saluent ! Nous sommes exténués par cette longue journée de transit et croisons deux étrangers avec qui nous buvons un thé, il s’agit d’un malaisien et un anglais voyageant dans la région. Congelés mais heureux d’être au Pakistan, nous finirons par nous mettre au lit au son de l’appel de la mosquée retrouvée. Il flotte en nous une impression de liberté retrouvée !

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Artère principale – Sost
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La chèvre et les pakistanais attendent le départ vers le sud – Sost
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Exemple de camions bariolés, « truck art » – Sost

L’objectif du lendemain est de se rendre dans un hôtel chic pour se refaire une santé, profiter d’une douche chaude, d’un peu d’intimité et de fêter l’anniversaire de Julien, reporté pour cause de « Chine ». Nous avons réussi à changer un peu d’argent et malgré les quelques dollars en poche, les banques locales nous jouent des tours. Il n’est pas possible de retirer aux distributeurs de la ville. Nous démarrons l’auto-stop au bout de la route principale après avoir croisé de gros camions bariolés de toutes les couleurs comme le veut la mode du pays (1). En premier lieu, nous sommes récupérés par un pick-up dont le sol est couvert de sang frais. La famille aimable est à l’avant dans l’habitacle. Un père, deux femmes et une petite fille assise sur les genoux. Le vent froid nous caresse les joues alors que nous nous accrochons aux barres en regardant le paysage incroyable qui défile sous nos yeux. Les arbres toujours présents sont plus nombreux et d’immenses montagnes s’érigent de part et d’autres d’un cour d’eau d’un bleu transparent et limpide. Puis d’autres véhicules nous prennent, il est difficile d’échanger avec eux, nous ne parlons pas l’ourdou et encore moins un des dialectes du Gilgit-Baltistan. En chemin, plusieurs femmes en habits traditionnels longent le bord des routes, certaines vont faire des courses d’autres mènent des chèvres. Nous nous arrêtons à Pasu pour aller voir de plus près l’immense glacier (voir l’article concernant la randonnée par ici). Les sacs laissés au restaurant en bas de la promenade, nous nous engageons à travers d’épais buissons d’épineux formant un labyrinthe difficile d’accès. Une fois sortis, des dunes de roches multicolores s’ouvrent devant nous. De chaque côté, une montagne toujours plus impressionnante que l’autre dresse son sommet acéré vers les cieux, frôlant souvent les 7 000 mètres. Les montagnes s’élèvent ici à un minimum de 5000 mètres d’altitude. Elles sont habillées d’éboulis de pierres semblables à de gigantesques et perpétuelles chutes d’eau. Les roches se transforment en sable et nous apercevons l’immense glacier d’un blanc bleuté recouvert de terre grise qui fond dans le lac qui dort à ses pieds. Quelques fois un morceau de glace semble se fissurer mais reste à demi-détaché, accroché au glacier. Les pakistanais croisés sur la route des montagnes nous l’ont dit, les glaciers ont tendance à fondre progressivement. Ils se dissolvent presque tous, sauf certains qui avancent et gagnent même progressivement du terrain . C’est le cas des glaciers noirs et notamment du « glacier Shisper » (2). Deux thèses ont été retenues par les chercheurs pour expliquer ce phénomène. La première est qu’il s’agirait d’un phénomène de grande ampleur lié au réchauffement climatique. De plus grosses masses nuageuses venant de l’ouest viendraient enrichir ces mastodontes de glace. La seconde serait plus locale et liée à l’augmentation de la population. En effet, cette croissance d’individus entrainerait une plus grande irrigation dans cette région ce qui provoquerait plus d’humidité et par répercussions, cela augmenterait la taille des glaciers. Cette situation se retrouve aussi bien au Pakistan qu’au sud-ouest de la Chine.

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Vers le glacier de Pasu
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Montagnes au nord – Pasu
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Julien à l’arrière du camion

Après une longue pause dans le restaurant où nous avons dégusté une « Hunza Pie » épicée et nourrissante, nous reprenons la route. Mais les choses se gâtent, Julien recommence à être malade. Peut-être la cuisine d’hier ou celle de ce midi ? Nous n’en savons rien. Durant quelques minutes, nous tendons le pouce sur le bord de route. Depuis notre arrivée au Pakistan, nous devons changer nos habitudes car le pays a gardé des traces de ses anciens colons britanniques. Il s’agit donc de faire du stop à gauche (cela fait travailler l’autre bras) ! Rapidement un automobiliste s’arrête, avant de monter j’entends un mouton bêler, je regarde autour de moi, rien… J’ai dû avoir une hallucination. Dans sa jolie voiture nous discutons un peu avec lui, il parle anglais ce qui nous arrange. Nous échangeons sur la région puis sur son travail lorsque tout à coup, un bêlement insistant provient du coffre, « Bêêêêeee, Bêêêêêeee, Bêêêêêee ». Un silence s’installe et nous regardons intrigués le conducteur. « Un ami vient de me donner un mouton, il ne rentrait nul part alors je l’ai mis dans le coffre ! ». Le mouton recommence à bêler. Nous explosons de rire ensemble ! Karim se devait d’honorer le cadeau fait par son ami, il n’a pas pour projet de manger la bête mais plutôt de l’élever. La voiture serpente dans les routes de montagnes, le long du fleuve Hunza. Les paysages qui s’offrent à nous, sont toujours aussi incroyables. Nous finirons par nous rendre dans l’hôtel chic que Julien a repéré sur la carte. Cela tombe à point puisqu’il commence à être vraiment malade… L’hôtel est encore en travaux. Les petits chalets construits avec des matériaux à bas coûts ont une vue imprenable sur un lac qui s’est formé en janvier 2010 lors d’un éboulement et des violentes inondations dans les montagnes du Karakoram. Des barques colorées font traverser quelques touristes pakistanais sur l’étendue qui ne semble pas être apparue il y a dix ans. Mais les températures et le temps sont moins cléments, l’été est terminé. Le prix de l’hôtel est excessif par rapport au service mais nous sommes tout de même heureux de ne pas bouger de cette petite maison durant trois jours. Une fois le séjour terminé, Julien est toujours malade. Son ventre le fait souffrir. Nous suspectons la « Hunza Pie » et ses épices. Livide, il accepte de changer d’endroit et nous optons pour le village de Karimabad à trente kilomètres de là, en espérant qu’il puisse se remettre d’aplomb là-bas.

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Les pierres sacrées d’Hunza. Des pétroglyphes datant du 1er millénaire de notre ère – Karimabad
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Lac d’Attabad
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Hôtel confortable et vue imprenable

Quelques heures d’auto-stop dans toutes sortes de véhicules, nous mènerons à la petite ville de Karimabad. Nous sommes reçus par le gérant du « Backpackers hostel », il nous montre notre chambre. Il s’agit d’une petite pièce qui donne sur une cour centrale. La salle de bain est une grande salle à l’arrière qui donne sur la cour des voisins occupée par une vache. Pas de chauffage, mais de l’eau chaude dans les tuyaux, c’est déjà pas mal ! Le nord du Pakistan souffre des nombreuses coupures d’électricité et il n’est pas rare que les habitants et les hôtels soient dotés d’un générateur pour pallier le problème. Le village se situe à flan de montagne, le fort Baltit domine la vallée qui, en cette saison, se pare des couleurs vermeilles de l’automne. Ce dernier a une architecture unique que nous n’avions jamais rencontré jusqu’alors. Tout en longueur, flanqué de tours et d’un blanc rayonnant, il se déploie sur le relief rappelant ainsi les constructions tibétaines puis vient s’ajouter à cela des éléments en bois comme des bow-window soutenus par des piliers. Le soir, la brume des hauts sommets enneigés vient lécher progressivement les maisons situées en hauteur. Je rêve de randonnées, de virées en moto dans les montagnes… Mais l’état de Julien ne nous permettra seulement la visite du village et du fort. Nous aurons tout de même la possibilité d’aller tester quelques plats locaux lors d’une légère accalmie (Pour découvrir la table pakistanaise, rendez-vous ici !).

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Vue depuis Karimabad
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Transport en commun – Karimabad

Karimabad est une jolie ville. Les rues pavées sélèvent en sinuant dans le village entre pierre et béton. Comme nous l’a expliqué l’aubergiste, la ville était connue pour son tourisme. Il y a vingt ans, les touristes anglais venaient nombreux. À la suite des conflits qui ont eu lieu dans la région depuis le début des années 2000 et de l’image véhiculée par les médias, les étrangers ont choisis d’autres destinations. Mais depuis ces dernières années, l’hôtelier sent le vent tourner. Des touristes reviennent et font vivre à nouveau les commerces qui s’étaient éteints. Il y a d’une part, des asiatiques qui arrivent en bus ou bien des touristes européens qui s’aventurent dans ces contrées en petits groupe ou en solitaire. Les maisons accrochées sur les falaises abruptes s’ouvrent sur les vallées cultivées plus bas, en-dessous et invisible depuis la montagne, le puissant fleuve, puis vers le ciel, les pics enneigés des montagnes. Un soir, lors de la fête donnée en l’honneur du passage d’un prince dans la région, des habitants montent au sommet pour y déposer des centaines de bougies. Une fois la nuit tombée, les milliers de points lumineux brillent et recouvrent les montagnes de tous côtés. Dans le village aussi, les habitants ont déposé des lampions. En observant bien, nous voyons redescendre des sommets les habitants en file indienne, le cordon de faisceau de lampes rampe sur la montagne semblable à une grosse chenille lumineuse.

Les villageois sont accueillants et souriants. Les enfants jouent avec les ruisseaux translucides dont l’eau et les dépôts de terre chargés en minéraux scintillent. Il n’est pas rare de voir des femmes, des hommes et même des enfants aux cheveux blonds ou roux et aux grands yeux d’un bleu vif ou d’un vert piquant. Habillés en costumes traditionnels, ces visages dorés par le soleil et coiffés par de longs cheveux couleur de blé viennent contraster notre imaginaire et l’idée de ce à quoi peuvent ressembler des pakistanais.

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Sommets au-dessus de la ville – Karimabad
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Location de motos – Karimabad
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L’eau des canaux, scintillante des nombreux métaux qui la composent – Karimabad

Des phases hautes et des phases basses, Julien jeûne quelques fois ou bien se nourrit de riz blanc. Lorsque j’en trouve, je lui ramène aussi des bananes. Nous ne pouvons pas rester ici indéfiniment, surtout qu’il serait judicieux de consulter un médecin. Quitte à ne pas faire grand chose autant le faire au soleil et dans un climat plus tempéré ! Trois jours plus tard, nous décidons de descendre rapidement dans la ville de Gilgit à 100 kilomètres au sud afin de nous rendre à Islamabad. Le matin tôt, nous croisons la route d’un homme qui se rend avec sa famille dans la ville. C’est un coup de chance pour nous ! La voiture est bien pleine : l’oncle, le conducteur, une tante coiffeuse qui sera déposée rapidement et une nièce, étudiante en biologie avec qui nous aurons le plaisir de pouvoir discuter un peu. Le chemin est montagneux au début et très beau puis l’horizon se lisse pour devenir plat. Mais les reliefs ne seront pas terminés pour autant !

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Karimabad au loin
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Reliefs de la vallée de Hunza

En arrivant dans la ville, il y a de nombreux troupeaux de chèvres qui déambulent dans les rues. Dire que la ville n’a aucun attrait est un euphémisme. L’oncle nous recommande un hôtel, n’ayant pas trop d’idée sur le sujet, nous nous laissons guider. L’auberge est excentrée mais elle a le mérite de se situer à la sortie de la ville sur la route vers Islamabad. Les chambres sont des containers où il fait froid et qui ne dispose pas d’eau chaude. Pour chauffer une bassine, le personnel nous donne un fil électrique muni d’un fer chauffant à tremper dans le liquide en nous précisant qu’il ne faut surtout pas mettre les mains lorsque l’appareil est en état de marche… C’est une manière plutôt osée de prendre sa douche ! Aussi pour constater la température, il faut toucher le seau et ne pas tremper les mains. À chaque vérification, nous sommes tellement fatigués que nous nous le rappelons mutuellement…

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Où comment mourir facilement comme Claude François

Une nouvelle fois, l’hôtel nous fait crédit. Il nous est très compliqué de trouver une banque pakistanaise qui accepte de nous donner de l’argent. Aucune n’accepte le format de nos cartes bleues et nous avons changé l’intégralité de nos dollars. Bredouilles, nous rentrons à l’hôtel et payons avec les deniers restants. Ce genre de situation est délicate, lorsque nous sommes contraints de compter nos sous pour nos repas, nous ne sommes jamais très sereins…

La route du lendemain semble compliquée. Il y a plusieurs reliefs sur notre route et certains cols sont déjà bloqués par la neige en cette mi-octobre. Si nous faisons un détour, nous pénétrons dans une zone tribal gouvernée par les pachtounes qui n’est pas très recommandée sur le site de l’ambassade du Royaume-Uni. Cela ne nous semble pas dangereux mais nous préférerions le faire en bus plutôt qu’en auto-stop car les avis recueillis auprès des pakistanais sont mitigés. Le trajet en bus est long et il peut prendre trois jours pour descendre jusqu’à la capitale. En revanche, l’état de Julien est stationnaire mais il est trop faible pour faire de l’auto-stop pendant deux jours d’affilés. Toutes ces contraintes en tête, nous décidons d’aviser le lendemain. La nuit porte conseil…

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Chèvres – Gilgit

Carnet d’adresses

  • Karimabad :
    • Hostel : Backpackers hostel – Le gérant est très gentil et les chambres peu chères
    • Restaurant : Hidden Paradise – Très bon restaurant proposant des plats locaux ou bien le Rainbow restaurant – Peu de choix mais le gérant est agréable et les soupes sont peu chères et bonnes
    • Café : Café de Hunza – Les boissons sont bonnes mais la nourriture n’est pas top. Très bien avec une jolie vue juste pour prendre un café ! ou Moutain Cup café – Très bons desserts et boissons également !

Lectures

  1. « Les « camions missionnaires » du Pakistan », 8 janvier 2010, France 24, https://observers.france24.com/fr/20100108-camions-missionnaires-pakistan-art-islam
  2. Institut des Géosciences de l’environnement, « Le talon d’Achille des glaciers noirs d’Asie » http://www.ige-grenoble.fr/Le-talon-d-Achille-des-glaciers

Itinéraires et photographies

Nous sommes rentrés en France à la fin de l’année 2019, venez voir nos photos et retracez la route parcourue en cliquant ici ! Ou bien continuez à nous suivre sur les chemins de France et d’Europe en cliquant là !

Jetez un coup d’œil à notre Carnet de voyage !

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