Iran aujourd’hui : Théocratie par ci, liberté par là

Il est des voyages qui servent à déconstruire tout ce que l’on pense, ce que les médias veulent nous faire penser et ce que nos proches pensent à notre place. À l’encontre de ce que nous avions entendu jusque-là, nous avons passé un mois à discuter avec des gens comme nous : fiers de leur Histoire et désabusés par leurs gouvernants. L’Iran, comme tant d’autres pays est un paradoxe en soi. Les iraniens vivent coûte que coûte et attendent que le temps passe. Et si le flegme était iranien et non britannique ?

Politique de l’Eau et de l’Huile

L’Iran est un haut plateau montagneux pour une grande partie du pays, il bénéficie d’un climat semi-aride en grande majorité ou semi-tropicale à méditerranéen pour ses régions situées sur la mer Caspienne et sur le golfe d’Oman. Les températures en juillet y étaient torrides, en moyenne plus de 42°C dans les villes visitées, sauf dans les deux villages de montagne où nous nous sommes rendus. Ces températures favorisent d’autant plus la pollution permanente dans les villes comme en périphéries.

Sécheresses et frissons

En 1975, nous étions 32 millions, aujourd’hui, nous sommes 82 millions. L’Iran n’est pas un pays qui peut supporter plus de 30 millions d’habitants. – entendu chez un hôte

Entre Yazd et Téhéran, poussières et sable

Le stress hydrique généré par les activités humaines en Iran est démesuré (article à paraître sur les impacts du changement climatique dans cette zone), les nappes phréatiques sont pompées à 97% de leurs capacités (alors que les standards internationaux recommandent de se situer aux alentours de 40%) (1), ce qui empêche leur renouvellement naturel. Certaines strates sont totalement épuisées et il a fallu passer de 10 mètres à 100 mètres pour continuer à les capter en l’espace de dix ans. Conséquence directe, le désert s’est affaissé de 2 mètres en l’espace de quelques années selon l’un de nos hôtes, consultant pour la gestion de l’environnement et de l’eau pour des villes du nord-est du pays. L’Iran « figure au 13ème rang des pays susceptibles de subir un stress hydrique extrême d’ici à 2040 » d’après le World Ressources Institute (1).

Téhéran s’affaisse de quelques centimètres chaque année, ce qui n’arrange bien entendu pas la condition des infrastructures vétustes ou mal entretenues. Assise sur pas moins de trente lignes de faille, sa situation est supposément condamnée par un tremblement de terre d’amplitude équivalente ou supérieure à 7 sur l’échelle de Richter. Les scientifiques l’annoncent de façon quasi certaine dans la décennie à venir et il pourrait causer la mort d’un million d’habitant. La ville a déjà expérimenté des tremblements de terre importants à une fréquence d’une fois tous les 150 ans en moyenne. Cela fait maintenant 185 ans qu’elle n’en a pas connu (2).

Le peuple parait vivre sa vie en ignorant le sujet et le gouvernement est peu proactif. Seules les coupures d’eau sont ressenties, besoin élémentaire auquel le gouvernement souhaite remédier, pour éviter à tous prix une révolution qui démarrerait avec un tel sujet. La question sismique est tellement critique qu’il fut question de déménager les administrations dans trois autres villes où le risque était jugé faible. Trop prematuré, coûteux et audacieux, le projet à depuis été repoussé de façon illimitée (3).

Mon précieux

La pollution de l’air est un sujet qui ne peut être ignoré lorsqu’on visite l’Iran. Dans les villes et aux abords des centres industriels utilisant la matière noire, les bronches luttent pour contenir l’agression volatile. Dans les villes, elle est pour partie due à un parc automobile vieillissant et la pollution pourrait être réduite de 22% si ce dernier était remplacé par des voitures récentes. En périphérie, les industries pétrolières, ses dérivés et la production électrique génèrent la pollution restante. L’automobile est partout et comme chez le voisin turc, la marche à pied est un concept bien obscure… À moins de 10 centimes d’euro le litre d’essence, il n’est pas encore question de changer les modes de déplacement dans le pays !

Lors de l’ouverture du métropolitain de Téhéran en 1999, il a permis de soulager légèrement la charge sur le bitume et il est aujourd’hui très utilisé par les téhéranais. Comme souvent, ce sont les iraniens, plutôt jeunes, ayant une éducation universitaire qui sont conscients des problématiques que notre mode de vie engendre et les plus pauvres pâtissent des conséquences : enfants qui vendent des babioles dans les rues à hauteur de pots d’échappement, travailleurs qui attendent dans leurs voitures à l’heure des bouchons, etc. Les plus riches vivent dans les hauteurs de Téhéran, avec une vue dominante sur le « smog »…

Un enfant vendeur de rue à Téhéran

L’Iran, le cinquième producteur mondial de pétrole, détient les troisièmes réserves prouvées ainsi que les deuxièmes de gaz. 40% des revenus du pays sont issus des ventes d’énergies fossiles, ce qui explique sa véhémence à écouler son brut sur les marchés étrangers, seul moyen encore à sa disposition pour obtenir des devises étrangères (4). Les États-Unis d’Amérique, devenu le premier producteur mondial de pétrole en l’espace de dix ans, ont trouvé opportun le prétexte iranien pour éliminer la concurrence d’un pays détenant des réserves supérieures aux leurs (les États-Unis ayant les dixième réserves prouvées et un pétrole cher de par le procédé d’extraction par fracturation hydraulique).

Politique

Il ne fait guère de doute qu’avant même l’existence de l’Accord, l’Iran en violait les termes – Toute la sagesse de l’administration Trump dans un communiqué, 1er juillet 2019

Les fresques à la gloire des martyres de la guerre Iran-Irak sont visibles partout dans le pays

Comme il l’a été depuis des millénaires, le gouvernement est très proactif dans la région et souhaite maintenir un statut d’acteur majeur, ce qui ne plait guère à ses voisins et autres puissances ayant des intérêts dans la zone (à savoir tous les états compte tenu de l’importance du pétrole dans l’économie). Ses leviers d’action sont l’usage de la force, le financement d’organisations et l’usage de la diplomatie dans les zones qu’elle estime être sa chasse gardée : au Levant avec la Syrie et le Liban particulièrement ou dans le Moyen-Orient avec l’Egypte (financement des Frères Musulmans), en soutient armé aux rebelles Houtis au Yémen (5), dans le Golfe d’Oman en empêchant les pétroliers étrangers d’exporter leur brut (6), ou le développement des relations avec le Pakistan pour devenir le nouveau pivot d’une région de « l’Asie de l’Ouest » (7).

Selon le prisme iranien, les États-Unis sont devenus le voyou de l’histoire en se retirant de l’accord. Le pays répondant qu’ils continuent à respecter le droit international jusqu’à ce qu’elle ne soit plus en capacité d’exporter son pétrole. En essayant d’influencer une région dont ils ne sont proche ni culturellement, ni politiquement, les États-Unis s’opposent à un gouvernement farouche qui ne se laisse pas intimider (8). Comme le rappelle Serge Halimi et Pierre Rimbert, qu’un drone états-uniens frôle les côtes iraniennes ne gêne personne, ce serait un tout autre débat si un drone iranien frôlait les côtes des États-Unis (9) !

De part son isolation sur la scène politique internationale, le pays a tout intérêt à rester dans l’accord sur le nucléaire signé en 2015. Malgré les sanctions économiques, le pays est un « géant » économique, démographique et énergétique dans la région. C’est un marché intérieur de 82 millions d’habitants (le plus peuplé du Moyen-Orient) et un territoire près de deux fois supérieur à son voisin turc par exemple. S’il est composé d’une mosaïque culturelle importante (kurdes, azéris, kurdes, turkmènes, baloutches, arabes, gilakis, mazandaranis, talyshs, kachkaïs, lurs et perses, ces derniers ne représentent finalement que 61% du total (10) ), il existe une véritable identité iranienne, le niveau d’éducation est important et un IDH (Indice De Développement Humain) considéré comme élevé (devant la Turquie). Une guerre aurait des conséquences bien plus graves que l’échec irakien et à l’échelle de toute la région.

Société : deux Irans

Il y a le gouvernement et les iraniens. Nous n’avions jamais vu une telle dissonance entre les échos des médias et la réalité, entre un peuple et son gouvernement. Un monde les séparent tant politiquement que religieusement.

Religion

Adolescent je priai. Je me suis imaginé un instant que Dieu n’existait pas et je me suis vu de l’extérieur exercer ces mouvements totalement ridicule. De ce jour, j’ai arrêté de croire en dieu. – entendu chez un hôte

Mosquée de Agha Bozorg de Kashan

Le gouvernement prône une ascèse qui obéirait aux lois divines d’Allah pendant que le peuple entend vivre sa vie comme il le souhaite. Bien entendu, il y existe des familles tellement pratiquantes au point qu’un mollah se flagellerait en constatant que sa vie est plus impie que celle de ses dévots. Mais il y a aussi le reste de ces iraniens séculiers : ils cherchent à vivre leur vie simplement, vivre leur foi dans leur for intérieur (ou point du tout pour beaucoup) et profiter des loisirs de la société contemporaine.

La religion est censée être un élément important, voir un pilier central dans une théocratie. Femmes en tchadors, hommes aux atours religieux, mosquées et sanctuaires partout. Du moins, c’est ce que nous pensions… En Iran, tout est façade. L’iranien le moins pieux est en apparence tout ce que l’Etat peut attendre : il porte un t-shirt, pratique le ramadan en société, etc. Chez lui, c’est un tout autre personnage, la femme se dévoile, peut parfois porter des décolletés plongeants, les discours se lâchent, les critiques sont véhémentes et les avis sont tranchés… Paradoxe puritain, il arrive de voir un groupe de femmes, couvertes de pieds en nez, qui choisissent leurs dessous aux vues de tous dans un stand de rue.

Curieusement, le régime des mollahs est « tolérant » vis-à-vis des autres religions, ou plutôt, cette tolérance doit se conformer à un cadre bien précis : la secte doit vénérer un seul Dieu et posséder un livre fondateur. Dans les faits, l’église arménienne, les zoroastriens, mandéistes, juifs, yârsânistes, bahaïstes, ou encore les sunnites sont tolérés dans le pays. Nous pensions que dans une théocratie, les muezzins seraient particulièrement excités, mais cela n’a pas été notre impression sur place, ils étaient même plus discrets qu’en Turquie.

La pression religieuse à des conséquences plus palpable dans la ségrégation des sexes ou les relations des femmes et des hommes : il existe des compartiments réservés pour les femmes dans le métro, la pornographie est interdite, les relations avant mariage sont très mal vues (voir réprimandées), les hommes ne peuvent toucher les femmes et les mariages arrangés par la famille ou l’entourage (même chez des jeunes éduqués et urbains) existent encore.

Ce cloisonnement des sexes peut générer des situations ubuesques : Sarah se retrouve sur une roche glissante lors d’une randonnée, notre hôte souhaite l’aider, mais ne pouvant la toucher il pose son pied juste en dessous du sien… Une attention sympathique bien qu’inutile… La situation se reproduit en de nombreux endroits et notamment dans les domaines de la santé où il devient peut confortable que le praticien ne puisse s’adresser au patient (voir l’épisode de Sarah chez le dentiste…) !

Culture

Heurtoir pour hommes à l’entrée d’une maison – Kashan

C’est la terre de rencontre des arméniens, azéris, persans, arabes du Golfe, turkmènes, kurdes et des églises arméniennes, soufis, zoroastrienne, shiites ou sunnites… À force de dire dans tous nos articles que le pays en question est une terre de brassage, nous nous rendons à l’évidence que chaque pays que nous avons traversé est la synthèse du précédent, du suivant et de ceux d’à côté !

Les perses sont très imprégnés des cultures qui les environnent. Les conquêtes des arabes et les apports de l’Islam sont indéniables. Le Farsi est une langue indo-européenne qui n’a rien à voir avec l’arabe bien qu’utilisant sa calligraphie. Cependant, elle a emprunté de nombreux mots à l’arabe. Les « bonjour » et « au revoir » les plus utilisés sont des emprunts malgré qu’il existe aussi une version farsi mais elle est considérée comme datée. Nous l’avons essayé et nous sommes passés pour des vieux ! D’autres sont aussi emprunté au français par exemple comme « merci » (et apparemment environ 500 autres mots) !

C’est aussi la culture du bazar, dans la plupart des villes il est son épicentre et chacun d’eux porte souvent la réputation d’un savoir-faire particulier. Le roi de tous est Tabriz de par sa surface, ses cours, ses fontaines et ses dômes splendides. Les bazars sont organisés par secteurs : vêtements, nourriture, cuisine, tapis, etc en intégrant la ou les mosquées et parfois des hammams. C’est un lieu de vie, de rencontres et d’échanges. A cause de l’isolement économique du pays, mais sans nul doute également du fait de la passion des iraniens pour la palabre, ces lieux sacrés des centres villes n’ont pas encore cédés au coup de boutoir des centres commerciaux et grandes chaînes à l’occidentale.

Manufacture dans le village de Siyāhrudbār

Évidemment, le produit phare dans le bazar est le tapis (fash en farsi). Ils sont flamboyants ou de couleur nacre, grand (Qali), petits (Qalish), du style d’Esfahan ou en laine pressée comme au Kirghizistan ou dans les familles nomades. Les véritables tapis faits mains prennent environ 5 mois à être confectionnés par 4 à 5 femmes, loin de leurs cousins, les tapis « machines » ne possèdent pas la même mystique. Les tapis de laine authentiques se compressent avec le temps et deviennent des forteresses imprenables pour les acariens et autres insectes grace à aux propriétés intrinsèques du matériau. C’est aussi un très bon isolant pour la maison (usage primaire des nomades dans leurs intérieurs) et un matelas confortable en toutes situations ! Certaines familles donnent leurs tapis à des mosquées pour que les fidèles prient dessus, ainsi les prières leur « bénéficieraient », c’est aussi un signe de richesse car un tapis « standard » de 6 mètres par 4 mètres coûte aux alentours de 1300 euros lorsqu’il est bien négocié !

Quotidien

Je déteste ces bâtards, ils ont tué notre identité lorsqu’ils sont arrivés en 1979 – entendu en Couchsurfing

Nous parlons de mondialisation et de l’isolement de l’Iran mais le pays est en quelque sorte totalement mondialisé : la politique internationale a un impact direct et palpable sur son économie. Ainsi, les élections de 2020 aux États-Unis d’Amérique seront suivies de près et il en découlera, ou non, une amélioration de la condition économique du pays (4).

C’était mieux avant ?

Les Américains sont comme nous, ils ont des grandes avenues et de grandes maisons ! – entendu chez un hôte

Sieste à l’ombre de la Grande Mosquée d’isfahan

Pendant notre séjour, nous n’avons pas rencontré d’iraniens pro-régime. De nos échanges, ils sont un peuple calme peu prompt aux colères fugaces. Malgré la politique, la situation économique et les pressions religieuses, il n’est pas question d’une nouvelle révolution, aucun iranien rencontré ne croit en un tel mouvement pour changer les choses. Tous sont échaudés par les événements de 1979 et les conséquences aujourd’hui, ils pensent que le temps fera son affaire et qu’un tel régime ne peut pas durer.

Mohammed Reza Shah n’était pas tout blanc et pour beaucoup d’iranien il n’est évidemment pas question de revenir sous un tel régime : répression politique quasiment identique aux pratiques actuelles sauf qu’elle a changé de bord, oppression religieuse inversée (des femmes étaient souvent humiliées par la police en public pour porter le hijab ou le tchador et arraché de leur tête car jugé comme rétrograde dans une société iranienne qui voulait se tourner vers l’occident), modernisation à marche forcée de la société et occidentalisation des valeurs dans un pays attaché à ses traditions orientales. Souhaitant reprendre le contrôle du prix du pétrole et en fixer lui-même le prix, le Shah est renversé par les mollahs avec l’aide de la CIA.

Malgré une détestation de Donald Trump partagée par tous, de nombreux iraniens rêvent toujours de partir vivre aux États-Unis ou aux Pays-Bas qui comprennent une importante diaspora iranienne. Seuls les iraniens rencontrés dans le camp de réfugiés de Moria en Grèce étaient pro-Trump et pensent qu’il a le mérite, par sa politique de pression maximale, de ne pas légitimer le gouvernement actuel ce qui provoquerait, selon eux, une chute à moyen ou long terme du régime.

Économie

Un billet joliment colorié par ses précédents propriétaires. En Iran, il est trop coûteux de faire imprimer des faux billets pour obtenir finalement des bouts de papiers qui ne valent rien…

L’isolement de l’Iran la pousse à produire une partie non négligeable de ses besoins. Les iraniens sont ainsi devenus des champions de la rétro-ingénierie : ils mettent la main sur un bien convoité (par tous moyens détournés possibles…), le désossent et cherchent à le recréer pour le mettre en production sur le territoire. Sont issus : automobiles, armement, agro-alimentaire, pharmaceutique, produits dérivés du pétroles, etc… « Autonomie » oblige, elle a eu le mérite de rendre le pays presque indépendant dans de nombreux domaines. Les voitures produites qui sortent des chaînes ne survivraient pas à un crash-test européen (et doivent sans doute participer au taux de mortalité record sur les routes iraniennes…) mais elles ont le mérite d’être faites sur place et sont la fierté des iraniens (ils sont d’ailleurs très satisfaits de rappeler que la Peugeot Pars/405 est française, mais produite ici !).

Le pays connait une crise économique importante depuis deux ans, en partie due aux sanctions mises en place par l’administration de Donald Trump (5). Malgré que la croissance soit encore au rendez-vous (3,5% en 2017), le taux de chômage est élevé (plus de 12% en 2017) (11) et surtout chez les plus jeunes. La monnaie se déprécie toujours plus et les ménages ont du mal à suivre avec des bouts de papier qui valait 80 000 pour un dollar au début de l’année, puis 120 000 puis 180 000 à la fin de l’année. Le gouvernement à pour projet de passer au « Toman », la dénomination actuel du peuple qui équivaut au prix officiel, moins un zéro (100 000 rials deviendraient 10 000), voir de couper tout ou partie des zéros. Cela n’endiguera pas l’inflation mais permettra de réduire le volume des portes-monnaie à coup sûr ! Le pays a encore connu une inflation à 40% pendant l’année 2018 (11) et c’est la population qui paie le prix des passes d’armes entre son gouvernement et les États-Unis.

60% de l’économie est planifiée, ce qui en ferait une sorte de « théocratie socialiste à économie de marché ». Dans les faits, le volet social de la politique est tout à fait anecdotique et il n’existe pas d’aide sociale en faveur des plus pauvres. Ce qui est affligeant dans un pays qui se pensent être à la pointe de la sharia et qui en oublierait presque les vertus de charités édictées par le Coran. Ainsi, 18,7% de la population vit sous le seuil de pauvreté (ou 40% selon la CIA) (11). Avec environ 40 000 000IRR de salaire minimum équivalent à 285€ au marché noir (qui est le cours officiel à l’intérieur du pays… et moins de 600€ au cours international), la population vit avec peu.

Comme souvent, les amalgames sont faciles à faire (nous sommes sans doute pas les derniers sur ce sujet sans doute, le voyage n’arrange pas l’ego…?), mais en aucun cas il ne peut être fait un rapprochement entre la vision extérieure que nous avons de l’Iran, à travers les médias, les discours politiques (tant iraniens qu’occidentaux) et la réalité dans le pays. Par la force des choses, les iraniens vivent sans attendre de leur gouvernement ou de l’extérieur. Depuis plus de 2500 ans avec un flegmatisme parfois conquérant, le peuple perse a toujours été un peu à part dans la région et a toujours cherché à défendre sa place pour ne pas se laisser dissoudre. À la fois influencé par ses voisins, par l’occident mais aussi ostracisée, l’Iran rêve d’ailleurs tout en étant fermement ancré dans sa culture.

Où sommes nous en ce moment ?

Venez voir nos photos et suivez nous sur la route, presque, en direct en cliquant ici !

Jetez un coup d’œil à notre Carnet de voyage !

Lectures

  1. « Le secteur de l’eau en Iran », Ambassade de France en Iran service économique de Téhéran, http://www.tresor.ecnomie.gouv.fr https://www.tresor.economie.gouv.fr/PagesInternationales/Pages/14e693a9-5dc6-45e4-8399-f9c48825cd3c/files/b825116a-6462-4215-b6bb-f70e2456fef6
  2. ALIPOUR Zahra, « Will Tehran be able to withstand ‘long overdue’ quake? », 21 décembre 2017, http://www.al-monitor.com, https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2017/12/iran-quake-preparedness-tehran-overdue-fatality-estimate.html
  3. « Environmental issues in Tehran », http://www.wikipedia.org, https://en.m.wikipedia.org/wiki/Environmental_issues_in_Tehran
  4. NICOULLAUD François, « Trump, l’Iran et le monde de l’or noir », 16 mai 2019, http://www.boulevard-exterieur.com,
    https://www.boulevard-exterieur.com/TRUMP-l-IRAN-ET-LE-MONDE-DE-L-OR-NOIR.html
  5. PAHLAVI Pierre, « Moyen-Orient. L’Iran au cœur des tensions régionales », 29 avril 2018, http://www.diploweb.com, https://www.diploweb.com/Moyen-Orient-L-Iran-au-coeur-des-tensions-regionales.html
  6. NICOULLAUD François, « La crise du nucléaire entre les états-unis et l’Iran peut-elle être résolue ? », 12 juillet 2019, http://www.boulevard-exterieur.com, https://www.boulevard-exterieur.com/La-crise-du-nucleaire-entre-l-Iran-et-les-Etats-Unis-peut-elle-etre-resolue.html
  7. THERME Clément, « L’Iran et le Pakistan, 1947-2015 : de la Guerre froide à l’Accord sur le nucléaire », 21 octobre 2018, http://www.diploweb.com, https://www.diploweb.com/L-Iran-et-le-Pakistan-1947-2015-de-la-Guerre-froide-a-l-Accord-sur-le-nucleaire.html
  8. « Iran : une escalade dangereuse », 12 mai 2019, http://www.boulevard-exterieur.com, https://www.boulevard-exterieur.com/Iran-une-escalade-dangereuse.html
  9. HALIMI Serge et RIMBERT Pierre, « Si tu veux la guerre, prépare la guerre », août 2019, Le Monde Diplomatique
  10. « Iran », http://www.wikipedia.org, https://en.m.wikipedia.org/wiki/Iran
  11. « Economy of Iran », http://www.wikipedia.org, https://en.m.wikipedia.org/wiki/Economy_of_Iran

Pour aller plus (pas si) loin

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