Athènes et les îles de la mer Égée, tome 2

Un après-midi d’un jour de semaine passé à écouter de la musique traditionnelle, à manger et à boire du vin. Puis vient le café et le retour du vin, une assiette et plusieurs verres de ouzo pour invoquer la nuit. Des randonnées dans la bruyère, les goélands et les buses variables survolent les paysages, la mer est transparente, les esquifs croisent au large. Ce sont les îles.

Athènes

Nous avons passé une dizaine de jours dans la capitale grecque et ses alentours. Bien que nos avis divergent sur Athènes, cette ville vaut le détour. En complément des indispensables visites touristiques, nous avons apprécié :

  • Le parc attenant à l’Acropole et la visite de l’observatoire national d’Athènes, moins couru des touristes.
  • Le quartier d’Exarcheia et les alentours, avec notamment une visite du Musée National d’Archéologie. Une grande partie des pièces antiques grecques se situent dans ce musée. L’école d’architecture est facilement accessible et elle vaut le coup d’œil. Pour une bonne cantine, rendez-vous à Kimatothrasftis (Κιματοθραύστης).
  • Le quartier au nord-est de Kerameikos est accessible facilement depuis le centre touristique et offre de nombreux endroits où manger et boire. Nous retiendrons : Kampethón (Καμπεθόν), Louis Café, la sandwicherie San Francisco, l’épicerie Batho Skipos (Στο Βάθος Κήπος), le bar Kerameion (Κεραμείον), etc.
  • Le quartier de Koykaki se situe au sud-est de l’Acropole, il est non loin du centre-ville, plus calme et agréable que le cœur touristique. Quelques coopératives pour se rafraîchir, Collectiva Ergasias (Κολεκτίβα εργασίας) et To Potami (Το Ποτάμι). Le premier cimetière d’Athènes est beau, de nombreuses tombes se chevauchent dans le dédale des ruelles et la végétation méditerranéenne s’épanouie entre les stèles et les statues.

Nous avons eu également la chance d’être accueillis par Constance et Petros, rencontrés quelques semaines plus tôt dans le Péloponnèse. Nous avons passé plusieurs jours à Agios Stefanos, au nord d’Athènes. Au programme, cuisine et randonnées. Un grand merci à eux !

D’îles en îles

Les îles sont comme les nuages. Si l’on regarde attentivement une carte, des formes se dessinent, des têtes d’insectes ou bien des voiliers. Comme les nuages, si nous retournons la carte, les insectes deviennent des maisons et les bateaux se transforment en de petits animaux marins.

Santorin – L’île est très connue pour ses particularités géologiques et ses maisons blanches aux dômes bleus surplombant la mer. Toute l’année, Santorin est envahie de touristes, un peu comme Venise ou Disneyland. Un habitant nous a dit qu’entre 2012 et aujourd’hui, l’île avait connu une hausse de 60% du tourisme avec toutes les conséquences que cela induit. Des constructions de plus en plus nombreuses, des routes saturées par le trafic et des paysages pollués par les masses pour un si petit territoire (73 km2). En janvier, nous avons vu l’envers du décor du tourisme. Des Albanais ont fuit Athènes pour trouver de meilleures conditions salariales dans le domaine du bâtiment (40€ par jour au lieu de 20€ sur la terre ferme selon nos « chauffeurs »). L’île fait peau neuve avant l’été et c’est une terre en travaux que nous avons découvert. Nous n’étions tout de même pas les seuls en cette période, nous croisons un flot de touristes chinois, semblable à un débarquement militaire, lors des arrivées quotidiennes de ferrys en provenance du Pirée ! En empruntant ces ferrys, ne nous pouvons l’ignorer, nous faisons bel et bien partie de ce tourisme de masse qui détériore l’environnement de l’île (1). Un point notable pour peaufiner les extras de votre bilan carbone, l’eau n’est pas potable.

Nous vous recommandons tout de même le site archéologique d’Akrotiri, (le premier dimanche du mois, tous les musées nationaux sont gratuits !) l’un des plus grands sites préhistoriques de la mer Egée, le phare au sud de l’île et bien-sûr les belles plages de sable coloré.

Paros – Après Santorin, Paros est une île de grande taille et plutôt calme. Nous avons été hébergés par Mixalis (que nous remercions) ! Un bar aux allures européennes est établit sur le port, vous serez reçus au Nemo Bar par un Anglais fort sympathique. Comme la plupart des îles, elle est sèche et peu d’arbres ont pris racines. Balayée par les vents, les reliefs sont pauvres en végétation. Des figuiers de barbarie forment de vastes buissons denses dont les facettes argentées orientent la lumière et les fruits mûrs colorent les collines. Pirikia, la capitale, est une jolie ville aux ruelles blanches qui est encore habitée durant l’hiver, son port est abrité des vents. Naoussa, ville au nord de l’île dispose également d’un petit port et de belles maisons blanches surplombant la mer, des colonies de chats et de canards de barbarie peuplent les ruelles.

Syros – Capitale des Cyclades, c’est une petite île qui concentre hôpital et université. C’est également ici que l’un des pères du Rebetiko, Markos Vamvakaris est né. Ermoupoli est une belle ville qui se termine en hauteur par le quartier historique d’Ano Syros. La ville, qui a été habitée par les Vénitiens durant quelques décennies, a des airs d’Italie. Matthew et Sofia nous ont hébergés chez eux durant tout notre séjour, nous les remercions ! Les plages du sud de l’île sont belles. Cependant, il nous arrive certaines fois de ne plus savoir laquelle est la plus belle… À Ermoupoli, pour aller prendre un café ou un verre rendez-vous au Café Laoutari (Λαουτάρι) (ils y jouent du Rébétiko tous les samedis soirs).

Samos – Située à proximité des côtes turques, Samos est une grande île connue pour sa végétation dense, ses reliefs forestiers et puis bien-sûr c’est le pays de Pythagore. Sur l’île, tout est de vert et de bleu, les rivières coulent à flots, de grands arbres sont perchés sur les montagnes et la mer scintille de part et d’autre. Nous remercions Kostas et Mimis pour leur accueil ! Nous sommes restés à Karlovasi durant notre séjour. Cette ville située au nord-ouest est très vivante car elle abrite l’université de l’île (reconnue pour ses spécialisations en informatique et en mathématique, entre autre). Pour une bonne taverna, s’attabler à Plateia Tradionnal (ΤΣΙΤΣΕΚΛΗΣ ΝΙΚΟΛΑΟΣ), pour un café sur le port, s’asseoir au Café Iris.

Dans les îles, le frère ennemi se rapproche et l’aversion pour le « turc » est de plus en plus prégnante. Une majorité de grecs détestent les turcs et se rappelent de la Grande Catastrophe. L’armée de la « Sublime Porte » s’amuse souvent à survoler les îles grecques pour agacer l’armée héllenique.

Lesvos – Un « coup de cœur », nous y reviendrons, nous y habiterons… Nous avons passé trois semaines sur cette île dans le cadre d’un volontariat auprès de l’association Stand By Me Lesvos qui donne des cours d’anglais aux femmes et aux enfants réfugiés. Ces trois semaines intenses méritent plus que quelques lignes et nous vous en reparlerons en détail dans un article à venir sur notre expérience. Bien qu’il y ait de nombreux volontaires ainsi que beaucoup d’ONG, c’est une île assez peu touristique à l’année. Bastion communiste historique, fer de lance de la lutte contre la junte militaire, île ouvrière, c’est la Grèce du peuple et cela se ressent encore aujourd’hui. C’est aussi la scène du choc des civilisations, de nombreux migrants échouent sur les plages de Lesvos et sont placés dans le camp de Moria. Après trois semaines passées à Mytilène, nous avons vraiment apprécié toutes les facettes de cette île. La vie y est très détendue (un euphémisme en Grèce), l’île est dynamique et le cadre de vie est très agréable. Allez faire un tour dans les cafés Bobiras et Palaia Agora ou dans les restaurants Naan (cuisine du Moyen-Orient) ou Kafeneion Ermis (taverna dans son jus, une des meilleures qu’il nous ait été donnée de goûter pendant ce séjour).

Kavala – Ville antique située, stratégiquement en Thrace, entre Thessalonique et Constantinople. La mise en valeur du patrimoine et de l’architecture sont visibles à travers l’aqueduc romain, le chateau médiéval et le palais Ottoman. Ce contraste entre ville nouvelle et la ville médiévale est atypique, une étape intéressante si vous êtes sur le chemin !

Retrouvez les quelques adresses que nous vous recommandons !

Tourisme et quotidien

Si nous profitons des paysages grecs et de l’accueil de ses habitants, nous ne pouvons ignorer la dégradation de leurs conditions de vie et cela depuis les mesures d’austérité forcées par l’Union Européenne. Par tellement d’aspects, la Grèce est devenue un pays pauvre (de l’état des véhicules de police aux trottoirs démontrant simplement le manque de moyens des services publiques dans tout le pays, capitale comprise).

Tourisme

Le tourisme, déjà très présent en Grèce avant la crise, s’est même renforcé, le pays devenant une des destinations les moins chères d’Europe. Cette économie a toujours été une source importante de revenus pour le pays. En 2007, la Grèce accueillait 13 millions de touristes soit 2 millions de plus que sa population ce qui lui rapportait environ 11 milliards d’euros à l’année. Le tourisme, porté au second rang du produit intérieur brut grec, pourvoi un emploi à un salarié sur cinq. Après une baisse importante entre 2008 et 2012 dûe aux incertitudes liées à la crise, les tours opérateurs ont investit de plus belle sur « la perle grecque ». En 2013, elle accueillait 20 millions de touristes et en 2017, l’objectif des 30 millions de personnes était atteint, trois fois plus que ce qu’elle compte en habitants. Et comme il s’agit de toujours en avoir plus, le pays vise les 35 millions de personnes pour 2020. Avec plus de 13 milliards d’euros empochés cette année-là, le gouvernement est satisfait de ce secteur qui se porte de mieux en mieux et permet de contrebalancer certains effets de la crise (2).

Cependant, le revers de la médaille est lourd de conséquences et en premier lieu, pour la population. L’essor des locations entre particuliers via une plateforme bien connue a fait augmenter drastiquement les loyers dans certaines îles ou villes ayant pour impact l’impossibilité de se loger pour certains habitants (comme les instituteurs touchés par ricochets dans différentes îles par exemple (3)). Si le tourisme est en forte hausse, les retombées ne se font pas toujours aux bénéfices de la population. Alors que le chômage recule très lentement (environ 19% en 2018 contre plus de 26% en 2014 (4)), les touristes ne consomment pas forcément « grec ». En effet, les voyages « tout compris » préparés par les tours opérateurs entraine un manque à gagner de près de 250 millions d’euros pour les petits restaurants et cafés selon une estimation de la SETE (Office National Hellénique du Tourisme) (2) !

Les fins de mois sont toujours aussi compliquées pour nombre de grecs et l’art de la débrouille est de mise. Bien que le gouvernement ait essayé d’endiguer le phénomène, la crise de 2008 entraine progressivement une privatisation des biens et de l’espace public. Côté immobilier, en 2014, plus de 110 plages ont été vendues sans évoquer le nombre d’îles bradées aux investisseurs étrangers ces dernières années (2). Le Pirée, le plus important port marchand grec a été vendu à une entreprise chinoise (5) et de nombreux aéroports sont aujourd’hui la propriété de sociétés européennes. À titre d’exemple en 2015, une société Allemande, accompagnée de son partenaire grec, a signé un accord de concession pour une durée de 40 ans pour la gestion de 14 aéroports. Les deux partenaires seront redevables de 23 millions d’euros à l’année (6). Le tourisme grandissant de ces dernières années a également un impact important sur l’environnement grec et également méditerranéen. De la sur-pêches d’espèces, en passant par la pollution générée par les ferrys, les nombreuses constructions dédiées au tourisme et en terminant par les nouvelles liaisons aériennes directes récemment inaugurées entre la Chine et la Russie notamment, tous les types d’environnements sont touchés.

Si nous voyageons plus facilement dans certains pays, c’est souvent au dépend d’autrui…

Quotidien

J’ai le temps car je suis libre. Je suis libre car j’ai le temps. C’est un peu la mentalité grec face à la crise et aux épreuves qu’ils ont traversés pendant près de onze années. Je me laisse rouler dessus par la troïka (1), mais personne ne m’empêchera de fumer au bar.

Après douze semaines en Grèce dans des régions différentes, nous n’estimons pas connaitre ce pays et ses habitants, mais nous avons une idée plus précise de leur état d’esprit et de leur vie quotidienne. Si pour les médias, la crise grecque s’achève (7), les habitants ne sont pas vraiment du même avis. D’après l’OCDE, les grecs ont subi une perte de 36% de leur revenus entre 2010 et 2016. En 2018 et après plus de 450 réformes, un grec sur deux vit en dessous du seuil de pauvreté, fixé à 375 euros en Grèce (alors qu’en 2010, il était fixé à 598 euros par mois), et plus d’un million de retraités touchent moins de 360 euros par mois. Les mesures d’austérité du « Troisième Mémorandum » ont fait augmenter les dettes d’impôts de 20 milliards d’euros entraînant la création de 500 000 endettés fiscaux et cela uniquement pour la période 2015 à 2017 (8). Ces mesures d’austérité ont également renforcé les inégalités entre les grecs. Selon une étude publiée en 2015 par la fondation allemande Hans-Bökler, 10% des foyers les plus modestes avaient perdu 86% de leur revenus (9). Quant au taux de chômage chez les jeunes de moins de 25 ans, il s’élevait au 4ème trimestre 2018 à 39,4% ce qui a pour conséquence de faire fuir les jeunes grecs de leur pays (3). Depuis 2010, environ 400 000 grecs âgés de 20 et 30 ans ont quitté le territoire dont les deux-tiers étaient diplômés (10). En 2012, des signes de malnutrition faisaient leurs apparitions chez les jeunes enfants à l’école primaire et les SDF étaient de plus en plus nombreux dans les files d’attente des centres de distribution alimentaire (11). Si les nouvelles générations n’ont pas toujours connu la vie avant la crise, leurs parents et grands-parents sont là pour leur rappeler mais ils sont très peu à pouvoir les aider. En retour, les enfants ne peuvent pas venir en aide aux parents même s’ils accèdent au marché du travail. Certains ont réussi à garder la tête hors de l’eau en misant sur l’exportation de produits grecs comme de l’huile d’olive ou encore le vin, pour d’autres le tourisme reste indispensable pour vivre à l’année. Mais pour une majeure partie des grecs, la vie au quotidien n’est pas aussi facile.

Dans une ville de taille moyenne, une serveuse est payée en moyenne 3 euros de l’heure. Si elle travaille 40 heures par semaine, elle gagnera environ 520 euros par mois. Une location d’appartement coûte environ 150 à 200 euros par mois dans les villes moyennes de Grèce, auquel il faut rajouter environ 100 euros de charges. Le plus souvent, les distances sont importantes et certains endroits sont peu ou mal desservis (la société KTEL qui effectue 80% des transports de passagers en bus est très chère), aussi une majorité de grecs possèdent un véhicule. Il faut donc compter 100 euros supplémentaires pour l’entretien de ce dernier. Pour cette employée, il ne lui restera environ que 100 euros pour terminer le mois. Dans ce cas précis, cette jeune femme n’avait pas d’enfants et poursuivait ses études en plus de son travail. Dans de nombreux secteurs comme celui de la restauration, les salaires peuvent être versés avec deux à trois mois de retard. Après de nombreuses années de labeur, le père de cette serveuse bénéficiait d’une très bonne retraite d’environ 1 500 euros. Cette retraite lui permettait alors de payer les études de ses enfants et d’aider sa compagne. À la suite de la crise, sa retraite a été divisée par deux. Avec 750 euros, il n’a plus les moyens de pouvoir aider ses enfants, alors qu’il fait pourtant parti des retraités bénéficiant d’une « bonne » pension après réforme en comparaison de certains (11).

Si la sortie de la Grèce de l’Union n’est pas envisageable, le prix à payer par la population reste très élevé et ce, plus de dix ans après le début de la crise.

L’alimentation

Nous aimons toujours autant la cuisine grecque mais rien de bien nouveau de ce côté !

Les spanakopitas changent de formes, avec ou sans feta, avec ou sans sésame… Beaucoup d’îles ont leur propre ouzo qui est bien souvent fait sur place. Lors de l’indépendance grecque, Lesvos était devenue la capitale du Ouzo et un musée se trouve aujourd’hui à Plomari.

Dans le monde de la bière, de plus en plus d’îles ont une ou plusieurs brasseries locales. Nous avons trouvé que les baklavas étaient meilleures à l’ouest, cela provient peut-être du fait que c’est un produit de fête à l’origine. Noël est déjà loin !

Lisez ou relisez notre article sur la Table Grecque !

Se déplacer entre les îles et sur les îles

Le stop – Ça marche plutôt bien, même dans les îles ! Il nous a été plutôt facile de trouver des voitures.

Le bateau stop – Toujours pas de succès de ce côté, nous avons essayé dans le port du Pirée mais ce n’est pas la bonne saison. Le vent d’est souffle encore et les voiliers préfèrent le calme du port ! Côté camions, ces grecs là font la sourde oreille et il est difficile de trouver des chauffeurs qui sont prêts à nous laisser leur deuxième ticket. La plupart du temps, ils laissent leurs containers dans le bateau et restent à terre, d’autres chauffeurs sur les îles récupèrent ensuite la marchandise.

Le ferry (hors saison)

Les liaisons entre îles sont largement divisées par deux et nombre d’entre elles ne sont pas desservies entre octobre et avril, il faut alors bien prévoir son trajet, ou être très souples. Enfin, même si vous arrivez à prévoir votre trajet, les intempéries vous feront annuler vos embarcations et les agences se contrediront. Ne rien prévoir est encore le plus sûr !

Nous avions pour objectif de rejoindre les côtes turques en passant par les îles. Le trajet imaginé était : Le Pirée > Santorin > Paros > Syros > Samos > Kusadasi (Turquie). Plusieurs traversées n’ont pas pu être effectuées pour cause de mauvais temps et nous n’avons pas trouvé de bateau reliant l’île de Samos aux côtes turque en cette saison. Nous avons renoncé à faire du bateau stop à cet endroit car les traversées sont très surveillées, de nombreux bateaux de réfugiés prenant la direction de la Grèce.

Les tarifs des ferrys sont élevés, le wifi est payant à bord, le personnel est souvent mal aimable (contrairement aux grecs « terriens ») et les passagers étrangers très indisciplinés.

Si vous avez le mal de mer, les bars des navires ont en général de la gomme à mâcher spéciale !

Vous pouvez consulter les sites suivants pour les horaires et tarifs :

  • gtp.gr : fiable pour obtenir les horaires de votre ferry selon vos destinations
  • viva.gr : horaires et tarifs (très utilisés par les Grecs !)
  • rome2rio.com : un agrégateur international très pratique ! Il nous sert depuis l’Italie et permet de consulter des trajets en ferrys, taxis, bus, trains, avions et cars !

Budget global

Au bout de 63 jours en Grèce, nous avons dépensé 1 130 euros par personne. Soit un budget d’environ 18 euros par jour. 7 euros de moins que l’Italie, nous approchons doucement de notre objectif des 17 euros par jour et nous n’avons pas l’impression de nous être privés !

Bilan

Nous avons adoré ce pays, pour sûr nous y reviendrons, et peut-être même que nous y habiterons…

Sarah : Les paysages de la Méditerranée sont toujours aussi beaux. L’eau est transparente, la végétation est colorée et le relief façonne le territoire. Les grecs sont très gentils et généreux ! À la croisée des chemins entre l’Orient et l’Occident, ce pays regorge d’histoire et de culture. La nourriture est très bonne et la plupart du temps les produits sont frais.
J’ai moins aimé les paysages d’hiver désolés par le tourisme d’été. La Grèce mérite qu’on lui accorde un autre regard que celui que beaucoup de touristes ont pour les plages de sable fin et de l’eau turquoise. La quantité de plastique et de déchets jetés sur les bords de route, les plages (et même devant chez eux) dégradent fortement la beauté du paysage ! De plus, munissez-vous d’un bon guide car les indications dans les sites archéologiques sont inexistantes.

Julien : J’ai aimé la générosité naturelle des grecs, leur accueil spontané et la facilité des relations. Cette détente, tout à fait grecque. Rien n’est grave, nous avons toute la vie, l’heure n’est pas aussi importante que chez nous (sauf pour la sieste). La vie est douce et on aime prendre notre temps dans ce pays ! Les rencontres en autostop et chez l’habitant nous ont appris tellement sur la vie.
J’ai moins aimé l’aspect des villes que j’ai trouvé rebutantes et l’immense paradoxe entre une Histoire chargée en images et en fondamentaux de notre société occidentale et ce qu’il en reste aujourd’hui. Athènes a été une déception tant la ville est tentaculaire et aussi décevante architecturalement parlant que ce que nous avons vu du Péloponnèse .

Nous sommes très reconnaissants envers toutes celles et tous ceux qui nous ont accueillis, aidés, parlés ou auto-stoppés !

Article co-écrit par Sarah et Julien

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Lisez ou relisez notre article sur le Péloponnèse ou notre Carnet de voyage !

Lectures

  1. Alexander E. Farrell, Deborah H. Redman, James J. Corbett, James J.Winebrake, « Comparing air pollution from ferry and landside commuting », Carnegie Mellon University, étude publiée en septembre 2003, www.sciencedirect.com/science/article/pii/S136192090300021X
  2. Philippe Kerourio, Le tourisme en Grèce, site web Geotourweb www.geotourweb.com/nouvelle_page_36.htm
  3. Charlotte Stiévenard, Bonjour l’Europe, RFI, 2 juillet 2018: www.rfi.fr/emission/20180702-grece-apres-retombees-positives-tourisme-premieres-inquietudes
  4. Info Grece, L’information francophone de la Grèce : www.info-grece.com/graph/chomage
  5. « Le Port grec du Pirée passe totalement sous la coupe d’un armateur chinois », Le Monde, article du 8 avril 2016 : www.lemonde.fr/europe/article/2016/04/08/le-port-grec-du-piree-integralement-vendu-a-un-armateur-chinois_4898787_3214.html
  6. Angeliki Koutantou et Benoît Van Overstraeten, « Fraport signe l’accord sur la gestion de 14 aéroports grecs », L’usine nouvelle, article du 14 décembre 2015: www.usinenouvelle.com/article/fraport-signe-l-039-accord-sur-la-gestion-de-14-aeroports-grecs.N369092
  7. « La crise de la dette, l’odyssée grecque touche à sa fin », Capital, Article du 21 Juin 2018 (oui nous avons cité ce torchon, mais chuuut) : www.capital.fr/economie-politique/crise-de-la-dette-lodyssee-grecque-touche-a-sa-fin-1294305
  8. Marie-Laure Coulmin Koulsaftis, « La Grèce sous tutelle jusqu’au remboursement des prêts », CADTM, Article du 11 Mai 2018 : www.cadtm.org/La-Grece-sous-tutelle-jusqu-au-remboursement-des-prets
  9. Frédéric Lemaitre, « Plus les grecs sont Pauvres, plus leurs revenus ont fondus avec la crise », Le Monde, article du 19 mars 2015, www.lemonde.fr/economie/article/2015/03/19/plus-les-grecs-sont-pauvres-plus-ils-ont-vu-leurs-revenus-fondre-avec-la-crise_4597494_3234.html
  10. « La Crise en Grèce, une tragédie qui finit bien ? », The conversation, article du 26 juillet 2018 : www.theconversation.com/crise-en-grece-une-tragedie-qui-finit-bien-100464
  11. Gérard Filoche, « Les leçons de la crise grecque », extrait du discours de Sonia Mitralia, membre du comité grec contre la dette, prononcé le 24 janvier 2012 devant le Conseil d’Etat à Strasbourg, Marianne, Article du 16 Février 2012 : www.marianne.net/debattons/billets/les-lecons-de-la-crise-grecque
  12. Échanges avec une jeune grecque que nous avons rencontré en allant dormir chez elle à Patras en décembre 2018.
  13. Marie Viennot, Catherine Pétillon et Florent Latrive, « Tout comprendre sur la crise grecque en six étapes », Article et émission France Culture, 27 Juillet 2015 : www.franceculture.fr/politique/tout-comprendre-sur-la-dette-grecque-en-six-etapes
  14. Le Monde Diplomatique, la vision de Ianis Varoufakis, éphémère ministre des finances du premier gouvernement Tsipras, économiste et professeur d’économie : www.monde-diplomatique.fr/2015/08/VAROUFAKIS/53506
  15. Le Monde Diplomatique : www.monde-diplomatique.fr/2018/05/LARBI_BOUGUERRA/58656
  16. Consulter les horaires de ferrys : www.gtp.gr
  17. Randonnées dans les Cyclades par Raymond Verdoolaege : www.cycladen.be
  18. Une histoire de la civilisation Minnoène : www.en.wikipedia.org/wiki/Minoan_civilization
  19. Le regard des Grecs face à l’effondrement de leur économie, Les Enjeux İnternationaux, France Culture, 12 septembre 2011, https://www.franceculture.fr/emissions/les-enjeux-internationaux/grece-la-societe-devant-leffondrement-de-leconomie

3 réflexions sur « Athènes et les îles de la mer Égée, tome 2 »

  1. Très bel article sur la réalité grecque ! Et vos photos sont superbes.
    Il faudrait que tout le monde voyage ainsi, en “connaissance de cause” … Mais les hordes de touristes en sont loin, hélas.

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