Portraits de Grèce

Ces portraits présentent des rencontres qui nous ont marqués pendant notre voyage. Il s’agit de personnes avec lesquelles nous avons tissé une relation particulière et partagé des moments forts. Un très grand merci à eux !

Portrait de Dina, Petros et Marcos

Dina aime cultiver son ouverture d’esprit, améliorer ses bonnes pratiques envers l’environnement et s’intéresse aussi à tous les sujets tournant autour de l’éducation.
Petros aime sa famille, être au fait concernant l’éducation de son fils et c’est également un passionné de technologies.
Marcos aime tout ce qui peut avoir un moteur et qui roule.

Nous nous sommes rencontrés en décembre dernier dans une ferme située au sud du Péloponnèse. Lorsque nous sommes venus visiter Athènes, ils nous ont hébergé quelques jours chez eux. Dina est âgée de trente-et-un ans, Petros a trente-quatre ans et le petit Marcos a un an. Ils ont grandit tous les deux en Crête et après leurs études à Patras, ils se sont mariés et ont décidé de s’installer près d’Athènes accompagnés de leur chienne, Macy (qui mange autant des concombres que des steaks) et de leurs deux chats, Kitty et Pipini (ce dernier nom signifiant en grec « jeune fille pour mâle mûr »). Dina et Petros travaillent chacun dans des entreprises d’importation de produits alimentaires pour animaux de compagnie.

« Nous avons décidé de partir vivre à Athènes car nous ne souhaitions pas avoir la vie planifiée qui nous attendait en Crète. Quitter cette île, signifie pour nous renoncer aux traditions familiales rigoureuses qui impliquent que nos enfants soient élevés par leurs grands-parents. Nous voulions autre chose pour Marcos et mettre en pratique notre propre vision de l’éducation. » Marcos va au travail avec sa mère tous les jours !

Portait de Kostas et Mimis

Kostas aime la musique et s’intéresse à la philosophie.
Mimis aime voyager, jouer de la musique et regarder des films.

Ces deux amis de vingt-trois ans, se sont connus sur le campus de Karlovasi, petite ville étudiante sur l’île de Samos. Après avoir grandit à Athènes, ils ont chacun mis les voiles de l’autre côté de la mer Egée pour étudier l’informatique. Nous les avons rencontré via une application internet proposant des hébergements chez l’habitant, nous avons ainsi pu dormir dans leur appartement pendant quelques jours.

 » Nous sommes partis l’année dernière au festival «  Boom  » au Portugal. Mais pour le retour, nous avons décidé de revenir en stop. Mimis joue du Yukulélé dans la rue pour financer quelques restaurants sur la route. Nous avons déjà l’habitude de faire du stop et nous souhaitions le pratiquer sur une plus longue distance. Pour nous, le stop signifie plus d’aventures, partir à la rencontre de locaux et écouter de nombreuse histoires sur les régions traversées. Et de loin, il s’agit pour nous du meilleur moyen de transport ! La prochaine destination serait La Macédoine. Beaucoup de nationalistes racontent une multitude de choses négatives au sujet des macédoniens. Aussi nous voulons aller à leur rencontre et leur dire, Bonjour Voisins ! « 

Portrait de Mohadeseh et Zeynab

Mohadeseh aime jouer au football, à la guitare et utiliser le smartphone de son père.
Zeynab aime regarder tomber la pluie et jouer avec ses enfants.

Zeynab, Mohadeseh, sa fille, habitent au camp de Moria depuis plus d’un mois. Elles ont respectivement trente-trois ans et quatorze ans. Mohadeseh est l’aînée d’une fratrie de quatre enfants, deux frères de douze et dix ans et une petite sœur de sept ans. Nous nous sommes rencontrés à Lesbos dans une salle de classe dédiée au cours d’anglais. Nés en Iran, Zeynab et son mari ont des origines afghanes. Leurs parents étaient afghans et ont immigrés en Iran. À cause de son ascendance afghane, son mari n’est pas autorisé à travailler dans d’autres secteurs que ceux de la construction ou comme ouvrier à l’usine en Iran.

Il y a deux ans, ils ont été forcés de quitter Ispahan à cause de menaces, du racisme et d’humiliations constantes. Toute la famille est repartie en Afghanistan sur les traces de leurs ancêtres. Arrivés en Afghanistan, ils ont habités à Bamiyan, grande ville au centre du pays. Mais une nouvelle fois, leur histoire les rattrape. Les talibans ne sont souvent pas très loin et une histoire familiale les poussent à quitter le pays. En plus de la guerre et l’insécurité, un oncle qui a du pouvoir dans le pays, les menace de mort pour des questions d’héritage et de partage de terres. La famille se retrouve une nouvelle fois sur les routes. Ils décident de retrouver l’Iran mais ils en sont une fois de plus chassés.

« Nous voulons vivre en sécurité et que nos enfants puissent étudier. Nous aimerions avoir assez de pouvoir pour que personne ne puisse être en mesure de nous faire du mal. Nous espérons qu’un miracle nous soit envoyé par Dieu pour que nous puissions avoir une meilleure condition et quitter Moria. Nous aimerions venir en France » explique Zeynab. « Lorsque je serai plus grande, j’aimerai être ingénieure dans le nucléaire » rajoute Mohadeseh.

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