Italie, le Sud – Suite et fin, tome 2

Le 4 décembre, nous quittions la lagune d’Orbetello pour se diriger vers la ville éternelle qui nous promettait une semaine festive, pleine d’amis et de famille. Voici un article complémentaire de nos premières notes sur l’Italie, qui tourne cette page d’un mois.

Visites

Regione Lazio
Nous avons traversé rapidement la région, nous nous sommes tout de même arrêtés quelques jours à Rome. Quelques bonnes adresses que nous avons aimé :
Le jardin des plantes de Rome est très joli (8 euros – nous avons trouvé que le prix était un peu élevé pour la taille du jardin). Le restaurant Antico Arco, qui se situe au-dessus du jardin des plantes, est excellent. Le bâtiment du Panthéon reste un de nos monuments favoris, à découvrir absolument. Non loin de là, Sant’ Eustachio Caffé vous sert un délicieux café au comptoir. Nous avons également apprécié le parc de la Villa Borghese, surplombant la ville, il offre de nombreux points de vue. Enfin pour déguster une foccacia ou un arancini, rendez-vous à la boulangerie Forno Campo de ‘Fiori !

Regione Abbruzo
Pescara – est une ville balnéaire qui reste discrète en hiver, nous en avons vu la très longue plage et quelques rues commerçantes qui étaient animées en cette période de l’année.

Regione Molise
Termoli – est une charmante ville avec un cœur historique ramassé sur une butte fortifiée, accompagné d’un donjon et d’une très belle église (l’autel est sur des marches, c’est la première fois que nous voyons cela !). Au-dessus du mur d’enceinte, s’ouvrent la mer Adriatique et les plages de la ville. Selon nos sources locales, il parait que la rue la plus exiguë d’Italie se situe dans cette ville !

Larino – Après notre charmante rencontre avec Luciano, ce dernier nous a proposé de nous emmener visiter la ville de Larino à une demi-heure de Termoli. C’est un village calme qui remonte à l’époque romaine, il comprend une arène antique en très bon état et une belle cathédrale. Nous avons enchaîné sur un déjeuner gargantuesque chez Ariana et Luciano qui nous ont reçus comme des rois ! Un repas veramente italiano avec les Antipasti, Primo, Segundo, Contorno et le dessert pour nous achever ! Salade de courgettes grillées, frittata, lasagnes au pesto et à la béchamel, boulettes de pois chiche à la sauce tomate et gateau à la noix de coco et au chocolat, le tout accompagné par un vin maison et pour terminer un limoncello ! Leur générosité nous a touché et nous sommes sortis de chez eux enchantés !

Regione Puglia
Foggia – Suite à nos ripailles chez Luciano, nous avons pris un train direction Barletta car il se faisait tard, ayant un changement d’une heure à Foggia, nous faisons tout de même le tour de la ville malgré que nos hôtes du midi nous l’ai vivement déconseillé… Effectivement, une heure de changement suffit. Next.

Barletta – La ville est mignonne avec une belle cathédrale et de grands ouvrages défensifs impressionnants par rapport à la taille de la cité aujourd’hui. Ce n’est pas sans rappeler l’importance stratégique de la région, carrefour entre l’orient et l’occident. Nous quittons la ville à pied pour une randonnée jusqu’à Trani, il est 10h30.

Trani – Nous arrivons dans la ville sur les coups de 13h30, vivants, c’est déjà pas mal. Sur le chemin, nous avons vu dix-sept chiens (sisi on a compté…) qui en voulaient à nos mollets ! Nous mangerons à côté du Castello Svevo, tout aussi impressionnant qu’à Barletta. Nous regardons les passants endimanchés (pardon, sur-pimpés à l’italienne) pour aller à la messe qui nous observent d’un œil interloqué. Le touriste dans les Pouilles est récent, l’étranger hors saison, est au mieux considéré comme curieux.

Molfetta – Conduit ici par l’idiot du village, nous sommes heureux de sortir de la voiture, n’importe où ! La ville nouvelle est quelconque malgré l’uniformité manifeste des volets verts qui lui donnent un quelque chose reconnaissable. La vieille ville est, quant à elle, très jolie et son port nous téléporte instantanément au Maghreb.

Bari – est la grande ville de cette partie du sud de l’Italie, nous ne pouvons pas dire que nous avons été charmés de prime abord. La ville se découpe en trois parties, la vieille ville, la ville nouvelle (sortie de terre par Joachim Murat, beau-frère de Napoléon Bonaparte) et une ville contemporaine au delà des rails. Pour l’apprécier pleinement, nous avons attendu de rencontrer Gaetano qui nous a très gentiment fait une visite de sa ville ! La basilique dédiée à Saint Nicolas (avec ses reliques) est un lieu de pèlerinage pour de nombreux russes, nous avons pu assister à des chants religieux par des Popes de passage dans la crypte. Nous vous conseillons l’oenosteria Opus Pistorum pour aller boire un verre et manger un morceau.

Globalement, nous aimons toujours autant voyager hors saison, les villes sont à nous, il y a beaucoup moins de touristes, le prix des nuits est littéralement divisé par trois.
Nous avons tout de même l’impression d’avoir traversé au pas de course le sud de l’Italie, l’envie grandissante d’être en Grèce, le ras-le-bol de la pluie qui nous suit depuis un mois, le rêve d’un noël en Grèce, l’autostop 1%, le Couchsurfing/Tinder-plan-à-trois…

Déplacement et stop dans le sud

Franchement, nous nous attendions au sud accueillant « toussatoussa » que l’on nous a survendu dans le nord mais nous attendons encore ! Nous avons fait de superbes rencontres (grazie Ariana et Luciano 🙂 ), mais ce n’était tout de même pas évident ! Nous avons voulu croire jusqu’au bout que la réputation italienne de royaume des galères du stop était une légende !

En général, il s’est passé la même chose que dans le Nord. Nous avons pris un bus au départ de Rome jusqu’à Pescara après avoir fait 1h30 de stop à la sortie de Rome (ok c’est du petit jeu, mais on sortait de deux nuits en quatre étoiles, il faisait froid, il commençait à pleuvoir et il faisait nuit 30 minutes après avoir arrêté le stop…). Ensuite ce fut trois voitures au total et un train.
Pour le ferry et notre deuxième tentative de bateau stop, bien que nous ayons consacré du temps et de l’énergie nous n’avons pas pu réaliser notre objectif final !

Distances de l’Italie du nord au sud
Autostop : 420 km
Bus : 290 km
Train : 531 km
Bateau : 800 km

Ainsi qu’une bonne centaine de kilomètres de marche entre les randonnées et afin de rejoindre les différents lieu de stop. En totalité, un peu plus de 2 000 kilomètres.
« Je vous jure Marie-Thérèse« , on fera une page bilan carbone un jour !
C’est clair qu’avec notre petit tour de ferry-mazoute, nous avons bien anéantis notre bilan !

Dans l’assiette

Nous avons réduit la voilure côté nourriture, j’en ai marre des pâtes (plus que Sarah qui pourrait nager toute sa vie dans une piscine de spaghetti al pomodoro), au menu, des carottes crues, des soupes, toujours autant de foccacias et du pain. Pour la minute chauvin : ce qui nous aura surpris tout au long de cette migration, il n’y a pas qu’en France où l’on mange du bon pain ! Bien que nous soyons -très- difficiles sur la qualité des produits, nous avons trouvé de très bonnes panifici !

Dépenses

Nous avons dépensé environ 800€ chacun pour un mois, c’est-à-dire environ 25 euros/personne et par jour. Une chute énorme par rapport à nos vacances habituelles.
Mais, nous ne sommes pas vraiment en vacances puisque nous sommes des « vagabonds » (selon le CNRTL¹ : « Celui-celle qui se déplace sans cesse, qui mène une vie nomade, errante. ») !

Ce qu’on retient de l’expérience Italienne

Sarah
Les + : Les paysages et la nourriture. Entre terre et mer, la traversée de l’Italie du nord au sud et d’ouest est une belle découverte ! Si les agrumes et les oliviers restent des constantes, les paysages se sont modifiés au fur et à mesure que nous avancions. J’ai toujours l’impression d’être chez moi quand j’aperçois la mer et les couleurs de la Méditerranée.

Les – : Il a plu, il a beaucoup plu. Nous nous sommes pris quelques bonnes douches sur les bords de routes italiens. Nous avons beaucoup marché et surtout beaucoup attendu sous la pluie… Mais comme nous sommes partis en hiver, « ben c’est le jeu ma pauvre Lucette » !

Julien
Les – : le côté show des italiens qui est drôle de temps en temps mais qui devient fatiguant sur un mois. La pluie !
Les + : La nourriture, toujours la nourriture. On ne se lasse (presque) pas des pâtes, des paysages, de la langue, de la gentillesse et de l’accueil chez les italiens dont nous avons réussi à briser la carapace.

Où sommes nous en ce moment ?

Suivez nous sur la route, presque, en direct en cliquant ici!

Lisez ou relisez notre article sur le Nord de l’Italie, première étape de notre voyage ou rendez-vous sur notre Carnet de voyage !

Lectures

  1. CNRTL Définition du « vagabond » : http://www.cnrtl.fr/definition/vagabond
  2. Quelques adresses en Italie que j’ai recensé : https://www.google.com/maps/placelists/list/czzqZkx4gJWfEqPIWpuHx9z4-NtagA?hl=en
  3. L’article HitchWiki sur l’Italie : http://hitchwiki.org/en/Italy
  4. Un WikiTravel sur les Pouilles : https://wikitravel.org/en/Apulia
Dans la ville éternelle, la coupole du Panthéon de Rome. Pour moi, un des édifices les plus impressionnants de la planète, un lieu de culte depuis 2000 ans sans discontinuer.
Les Archivio di Stato di Roma. Au centre, des étudiantes en architecture relevant les mesures.
Porte di Molfetta
Le port de Molfetta, un avant-goût de Maghreb, en remplaçant les minarets par des campaniles.
Porte di Bari
Avant notre embarquement pour la Grèce, nous aurons passé près de 13h dans le port de Bari en déployant tous nos stratagèmes connus pour faire du bateau stop !
Carte des différents moyens de transports utilisés en Italie

1 réflexion sur « Italie, le Sud – Suite et fin, tome 2 »

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