La naissance de notre voyage – Les routes de la soie

La décision a été provoquée par Julien. Je n’ai pas tellement pris d’initiatives et plutôt évité de tout contrôler (pour une fois…). Un voyage plus fort et plus puissant qui serait en adéquation avec son mode de vie actuel. Sobre, écologique et économique dans tous les sens du terme.

Vincent, un ami commun, a évoqué l’idée de voyager sans avion ce qui a tout de suite séduit Julien. L’envie d’être au plus près, de retrouver une vérité en dehors des sentiers battus de la société. Seul, il devait rejoindre la Russie ou la Mongolie en empruntant le transsibérien.

J’ai pris petit à petit part au projet et il fut question de démarrer par le sud. Le soleil et le climat méditerranéen me manquaient. Et puis, certes la Russie est un pays magnifique, mais tout quitter pour se retrouver d’un seul coup au beau milieu d’un océan de glace et être congelés en plein mois de janvier… Quelle idée ?! Alors que la Dolce Vita…! Bercés par le bruissement des feuilles nacrées des oliviers et enivrés par l’odeur de l’iode, il faut être fou pour tout abandonner et se retrouver perdus à -25°C en Sibérie… et puis nous n’avions pas envie d’attendre le printemps! A trente ans, le temps presse…

L’idée germe d’une envie de tout quitter, il me semble. Telle une graine qui repousserait ses feuilles au-delà, vers le soleil. Vers de nouveaux horizons, là où la brise a un parfum d’Orient, où la pluie est chaude et où les insectes avides de nectar butinent sans cesse les fleurs sauvages.

Nous avons donc fait le choix de démarrer par le sud pour finir la boucle au nord. La découverte d’Astrid, enfin surtout de son blog (que nous vous recommandons vivement!) nous a inspiré. Cette voyageuse, auto-stoppeuse, venait d’emprunter la route de la soie mais dans l’autre sens en partant de la Chine.

Notre décision fut prise. En première partie de voyage, nous emprunterons en stop une partie des anciens tracés de la route de la soie qui nous emmèneront jusqu’en Asie Centrale. Le stop fut une évidence, un moyen de transport écologique et économique qui permet le voyage au long court. Au gré des saisons et des paysages à la rencontre des territoires et des cultures.

Comme la Chine et la Russie souhaitent développer une nouvelle route de la soie, nous vous en parlerons sans doute lors d’un prochain article !

Les routes de la soie en quelques mots

Carte les route de la soie 2
Les routes de la soie au cour de l’Histoire

La route de la soie est composée de plusieurs routes commerciales permettant de connecter l’Asie et l’Europe allant de Chang’an en Chine (dans la région du Xi’an) jusqu’à Antioche dans la Turquie actuelle. Certains historiens considèrent que le tracé de la Route de la Soie a évolué et qu’elle est bien plus ancienne que les premières traces retrouvées dans les chroniques chinoises du IIème Siècle. Des vestiges datant de 7000 ans de la route du jade ont été découverts.

C’est à la suite d’une mission diplomatique au IIème siècle avant J-C envoyée par la dynastie Han que la route de la soie a été ouverte. Cette mission avait pour objectif de sceller une alliance avec les tribus qui habitaient à l’ouest au delà du désert du Taklamakan (Tadjikistan/Afghanistan). Après son retour, le général Chinois, Zhang Qian revint avec de nombreuses informations collectées lors de son périple à travers l’Ouzbékistan, la Perse et l’Afghanistan. La route commerciale est alors instaurée.

Les chinois, qui conservaient précieusement les secrets de la fabrication de la soie, la troqueront contre des chevaux pour leurs armées. Toutes sortes de marchandises transiteront ainsi sur les chemins de la route de la soie de l’Empire romain jusqu’en Chine (épices, pierres précieuses, armes, céramiques, animaux, médicaments…). Les marchands pouvaient être alors des messagers, des intermédiaires politiques, des informateurs, ou encore des missionnaires. La transmission de techniques et de savoirs fut alors très importante.

À partir du XVème siècle, les échanges par la route de la soie sont abandonnés. Suite aux guerres turco-byzantines et à la chute de Constantinople, les échanges commerciaux se feront désormais par voies maritimes.

Elle sera nommée « route de la soie » par le géographe Allemand, Ferdinand von Richthofen au XIXème Siècle. La soie n’était pas seulement un tissu de luxe mais elle constituait alors une monnaie d’échange permettant de payer les fonctionnaires chinois par exemple.

Où sommes nous en ce moment ?

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Pour lire ou relire nos aventures, rendez-vous sur notre Carnet de voyage !

Lectures

  1. BOULNOIS, Lucette, « Les routes de la soie », Article paru dans le magazine Sciences Humaines, Mensuel n° 203, Avril 2009 www.scienceshumaines.com/les-routes-de-la-soie_fr_23475.html
  2. BUENACASA PEREZ, Carles, « Les origine fascinantes de la route de la soie », Article paru dans le magazine National Geographic www.nationalgeographic.fr/histoire/les-origines-fascinantes-de-la-route-de-la-soie
  3. Wikipédia, « la route de la soie » www.wikipedia.org/wiki/Route_de_la_soie et www.edelo.net/routedelasoie/route_soie.htm
  4. ZARCONE, Thierry « La route du jade, un voyage de vingt siècle », éditions Autrement, Collections mémoires n°72, 2001 www.cairn.info/feuilleter.php?ID_ARTICLE=AUTRE_ZARCO_2001_01_0001
  5. Petite dédicace pour mon père ! www.youtube.com/watch?v=dRKOVoNqEkQ

2 réflexions sur « La naissance de notre voyage – Les routes de la soie »

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